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le Canada, il faut le boire pour le croire!April 25 il est temps de tirer ma révérence...Et voilà, le printemps vient tout juste d’arriver et il est temps pour moi de faire mes valises. Je termine donc ma vie étudiante ici avec un dernier examen dimanche (c’est un comble !), et j’arrive sur Marseille le 1er Mai, pour la fête du travail, tout un symbole… Pour fêter les départs des uns et des autres, des soirées sont organisées tous les soirs de la semaine, on fait travailler l’endurance (et le foie)! J’ai vraiment hâte de rentrer mais ça va faire bizarre au début de retrouver un rythme et le style de vie français. Le plus dure, je pense, va être le retour à la maison avec les parents…héhé, mais ça fait toujours beaucoup de bien de repasser par la case départ. Pour ceux qui ont eu le courage de suivre toutes mes péripéties via ce blog, il est inutile de vous dire à quel point je me suis régalé et que je conseille à tout le monde de venir un jour découvrir le Québec. Pour ceux qui ne l’ont pas lu et qui ne débarquent que maintenant, lisez le… Des remerciements me paraissent nécessaires pour ces huit mois de folies : Les sponsors officiels : - - Les parents ; ne vous en faites pas, vos investissements dans mes études (parfois détournés pour des soirées) porterons leurs fruits… - - Boréale, Molson, Tim Hurton, McDo, Métro, le Tabasco bar (où l’on ne peut jouer correctement au billard qu’à partir d’un certain taux d’alcoolémie), le Diable Vert, le 5@7 du jeudi d’Architecture, le Pub du vendredi de Poly, le Billy Kun, la STM, North Face (sans qui je n’aurais survécu), Météo Média (pour ses prévisions hasardeuses), skype, msn, les Têtes à Claques, la Scotia Bank, le Massilia …et tant d’autres encore. 2- Les gens : - - Tous les polytechniciens avec qui j’ai partagé beaucoup de bons moments dans l’adversité des études et le stress permanent des résultats ; en particuliers ceux avec qui j’ai eu le grand honneur de faire des rapports et ceux qui les ont fait pour moi. - - Les architectes, grâce à qui j’ai pu me sortir du train-train quotidien des soirées poly avec les soirées archi… - - Les français exilés à Québec pour ces WE de folies. - - Les Gadz’Art (là c’est pour ne pas prendre le risque d’oublier quelqu’un vu que la moitié des français à poly viennent des Arts…) - - Les toulousains pour ces WE de folies également. - - Mes quelques visiteurs et en particulier ma chérie qui a bien voulu venir jusqu’ici. - - En enfin ceux qui ont bien voulu m’accueillir chez eux lorsqu’il m’était impossible de rentrer chez moi après 3h du mat. Voilà, ainsi se termine ce blog que beaucoup de monde a consulté (ça fait plaisir) mais maintenant les choses sérieuses vont commencer. En tout cas, je souhaite une bonne continuation à tous ceux que j’ai rencontré au Canada, et si vous en avez eu assez de l’hiver québécois, je vous invite à venir goûter aux plaisirs ensoleillés et anisés de Massilia… April 15 PaintballPour notre dernier WE avant le début des examens, le programme fut très chargé. Tout commence vendredi soir avec le dilemme très douloureux de choisir entre soirée et projets. Les projets étant à rendre lundi, la soirée étant celle de « finissants », c'est-à-dire de ceux qui terminent leurs études à poly. Vous comprendrez que vivant mes derniers instants d’étudiant, je me suis senti très solidaire de mes collègues québécois et que je voulais partager avec eux cette liesse collective. Nous avons donc commencé à 16h30 par quelques bières et pastagas, je me suis ensuite présenté à 17h45 à ma réunion les esprits troublés par cet apéritif précoce. Heureusement, un de mes collègues de projet, Dimitri, était un finissant, et se trouvait dans un état similaire au mien. Tant bien que mal nous avons tenté d’avancer notre travail jusqu’à l’heure fatidique de 20h45 où l’on a dû quitter la bibliothèque pour cause de fermeture. Mais comme tout le monde sait, à moins le quart, c’est l’heure du Ricard ; nous sommes donc allé, Dimitri et moi, recharger nos batteries au pub de l’école. A minuit, n’étant plus en état de poursuivre, le projet a été ajourné au lendemain, mais le lendemain, j’étais indisponible pour cause de Paintball. Le Paintball pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un jeux très ludique où l’on doit se tirer dessus avec billes de peintures. François, un ami français, a gagné des réductions pour le centre Big-Foot qui possède des installations impressionnantes. Le téléphone arabe fonctionnant très bien entre les français en échange, nous nous sommes retrouvé à une trentaine d’étudiants prêts à en découdre. Après avoir vêtu nos combinaisons et pris nos armes, nous avions vraiment l’air de télétubbies armés et nous nous sommes affrontés dans une lutte sanguinaire et sauvage dans plusieurs décors (Fort Alamo, Alcatraz, Armaguédon…) pendant prêt de trois heures. On était vraiment a fond dans le jeux prêt à faire des attaques kamikazes pour que les autres de l’équipe repèrent les position ennemies. La trentaine de centimètres de neige ajoutait une difficulté supplémentaire. Sur les terrains à côté de nous, des jours pros avec des équipements de véritable guerrier (grenades, radio…) jouaient également. A la fin de la journée, les jambes bien trempées, on a pu compter nos bleus. Personnellement, deux dans le dos (quels lâches !) et un très beau entre deux doigts dû à un tire quasi à bout portant (ça fait calicement mal !). Le soir venu, après avoir retrouvé Aïda, une amie de Ginette arrivée la veille à Montréal, nous sommes allés boire un petit coup aux trois brasseurs dans le quartier latin pour nous remettre de toutes ces émotions. Et voilà, plus qu’un dernier petit effort pour finir les rapports et on pourra souffler un peu (en espérant qu’il ne neige plus…) April 08 WE de PâquesEn ce beau week-end de printemps, la neige fit son énième retour (encore 10 cm), et mes amis de Québec, Thomas, Romain et Marie-Hélène (fraîchement arrivée et avec qui j’étais à Ginette) sont venus faire un petit tour à Montréal. Nous sommes allé le vendredi soir à la boite à chanson « les deux pierrots ». L’ambiance était très chaleureuse et tout le monde chantait de bon cœur. Voici une petite vidéo pour essayer de vous faire ressentir l’ambiance du lieu avec "ne la laisse pas tomber" version québécoise:
Lendemain matin, direction le Mont Royal revêtu d’un beau manteau blanc (très poétique, n’est-ce pas ?) et devinez qui est-ce que l’on a croisé ? Georges !!! Récemment sorti de son état d’hibernation, on l’a trouvé, fouillant dans les poubelles, à la recherche d’un bon hot dog afin de rattraper son régime forcé de quelques mois. Apres cette joyeuse retrouvaille, nous avons également vu des mouettes s’amusant dans la neige : qui a dit que les animaux ne seraient pas capables de s’adapter aux changements climatiques ? Les températures étant tout de même relativement portées vers le 0°, nous décidâmes de nous rendre à un bowling. Tom y a brillé avec un triple strike au dernier coup, quant à moi, je terminais bon dernier… en fin d’après midi on retourna à la maison et on se consacra à une petite partie de contrée (Tom-MH : 1430 vs Tom-Ben : 1910) . Le soir venu, MH retrouvait un ami d’enfance, et on alla dans un bar pour regarder un match de hockey : les canadiens de Montréal vs les Mapple Leaf de Toronto. Ce match était crucial car l’équipe qui l’emporterait, gagnerait son ticket pour les séries. Le hockey est à Montréal ce que l’OM est à Marseille. Malheureusement, Toronto l’emporta 6 à 5 et le canadien est éliminé. Pour nous remettre de tout cela, on alla chez des amis d’architecture qui organisaient une petite soirée chez eux où tous les français en échange étaient invités. Ça fait du monde… Voilà, ça a fait du bien de faire une petite pause mais il va falloir que je m’active pour terminer tous les rapports que j’ai à faire pour ma dernière semaine d’étudiant… March 29 geol at workIl y a des jours comme ça où l'on se dit "si tu ne vas pas au boulot, le boulot ira à toi".
En effet, depuis près d'une semaine, je passe plus de temps à l'école que dans mon lit. Ceci s'explique par le fête, le fait pardon (labsus révélateur), que ayant profité au maximum des joies de l'hiver, on se retrouve un bon jour de printemps avec tous les rapports à faire en trois semaines, au lieu des trois mois initialement prevus. Mauvaise gestion du temps pour certain, approche étudiante parfaitement normale pour d'autres... le fait est que le printemps pointe timidement le bout de son nez avec des températures pseudo positives et à peu pres stables, un ciel plutôt bleu et le retour des mouettes dans Montréal, mais que l'on doit rester enfermé pour bosser (ils prévoient tout de même de la neige pour la semaine prochaine).
Alors que faire?
Il ne me reste plus que trois semaines de cours, les trois dernières de toute ma vie, inchallah, alors deux approches s'offrent à moi:
- La première consiste à dire qu'il faut savourer ces derniers instants et travailler jusqu'au bout pour obtenir des A+ et terminer sur une bonne note... il y a quelque chose qui cloche dans cette phrase, vous ne trouvez pas?
- La seconde consiste à dire qu'il faut savourer ces derniers instants et continuer à faire ce que je fais depuis que je suis pitchoune; c'est à dire, ne pas se prendre la tête et faire de grands sourires au professeur, quand c'est UNE professeure, et lui payer des bières quand il est de sexe masculin, tout cela afin d'attirer leur clémence pour les notes finales. Jusqu'à présent, ça a toujours bien fonctionné.
Bref, le temps que je trouve une solution à cette situation intenable, "beaucoup de ricard aura coulé dans mon verre" comme on dit de part chez nous, et je serais certainement déjà rentré!
à bon entendeur, çapue. March 19 St PatrickCe week-end n’était pas notre week-end. Avec Romain et Maéva, on devait partir samedi matin à Boston pour la St Patrick via une agence de voyage chinoise, mais le départ a été annulé le vendredi soir à 17h45, faute d’inscriptions. C’est trop abusé, mais cela était le signe que rien n’allait se passer comme prévu ce week-end. On se retrouve le vendredi soir dans un restaurant…chinois, puis on décide d’aller au cinéma. Forcément, il n’y avait plus de séance et ça se termine dans un bar. Le lendemain, pour ne pas rester sur cet échec, on va au cinéma le plus proche de chez moi à pied, mais cela était sans compter sur le froid et la neige qui sont retombés sur Montréal pour le week-end (20 cm alors qu’il faisait 5 à 10° en début de semaine !). Afin de se préparer physiquement et mentalement à la soirée de la St Patrick (au passage, bonne fête parrain), on se dirige vers un bar pour une petite partie de billard et là encore, le destin s’acharne contre nous, la salle n’ouvre qu’une heure plus tard. En attendant on se restaure à « Frites alors ! », une friterie belge une fois, et je commande un « gros machin ». Il s’agit d’un gros double cheeseburger. Là où ça a été drôle, c’est lorsque la serveuse est venue à la fin pour donner l’addition et qu’elle m’a demandé : « c’est vous le gros machin ? », que vouliez-vous que j’y réponde ? « Oui, bien sûr ! ». Le gros machin étant réglé, on se redirige au billard et en attendant que la salle ouvre, on se prend une petite mousse, St Patrick oblige. Le soir venu, on va dans le centre ville (rue Crescent pour les initiés), et devant les Pubs, il y avait des files d’attentes très longues, sauf devant l’un d’entre eux, c’est donc innocemment vers celui-ci que l’on s’est dirigé. Mais là où l’on a pas été très malin, c’est que s’il y a avait pas une grosse file d’attente, c’est peut être parce que personne ne voulait y aller… Romain et Maéva ont même entendu quelqu’un dire en passant « tu as vu, même devant celui là il y a de la queue ! ». En effet, une fois à l’intérieur, l’ambiance n’était pas vraiment celle de la St Patrick (musique punk métal…). On a essayé de trouver un autre Pub dont on avait entendu parlé, mais sans succès. Cela a donc été un échec total. Dimanche midi avait lieu la Parade de la St Patrick à Montréal sur l’avenue St Catherine. La troisième plus grosse manifestation pour la St Patrick en Amérique du Nord après New York et Chicago d’après un site internet. Sachant qu’il y aurait beaucoup de monde, on y va un peu plus tôt. Le temps de prendre une photo avec Mister Guinness et de se trouver des chapeaux de circonstance, on s’est gelé les roubignoles en attendant l’arrivée du défilé. L’avenue était noire de monde et l’ambiance plutôt bonne enfant. Certains commençaient (ou se finissaient) à le Guinness à 11h30, et quelques fous se baladaient en kilt. Dans la parade, il n’y avait pas beaucoup de chars, mais tous les groupes et clubs d’irlandais de la ville. On a même vu passer le premier ministre du Canada. Bref, s’était très sympa mais tabernakement froid ! On a donc passé ces deux jours à essayer de faire des trucs sympas, mais à chaque fois, le sort s’acharnait contre nous ! On gardera quand même un bon souvenir de ce week-end et bonne St Patrick à vous ! |
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